Sitgès

Publié le par mme Labaye

Puis direction Sitgès : mer méditéranée étincelante, amandiers en fleur et vent du sud venant tout droit du sahara ; les conditions météorologiques s'améliorent nettement!
Visite de Sitgès tous ensemble puis de nouveau quartier libre, pour s'imprégner de l'ambiance de cette ville.
retour à 18h45 : la prespective des retrouvailles avec les "coress" anime le car
19h00: ils, elles sont là, attentifs et impatients.  Mais une soirée sage les attend car le projet d'une fiesta mercredi soir tempère les plus dynamiques : un peu de repos s'impose.....pour profiter pleinement des réjouissances à venir.
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Sitgès : un peu de culture !!

Sitges, ville espagnole de 18 000 habitants, située à 40 kilomètres au sud de Barcelone, a longtemps été enclavée. Encerclée par les collines et la mer, elle est aujourd’hui accessible par autoroute depuis Barcelone mais, très longtemps, seules un petite route de bord de mer et la route traversant les montagnes par San Pere de Ribes ont permis de la rejoindre. Cosmopolite, ouverte et joyeuse, Sitges est de plus en plus appréciée.

Sitges se transforme petit à petit avec l’arrivée d’un des fondateurs de la société John Deere. Amoureux de cette baie, il a importé des différentes régions d’Espagne des éléments de châteaux et autres monuments, créant un quartier au charme incomparable derrière l’église, à l’emplacement d’un village de pêcheurs. Ces bâtiments lui serviront en partie de palais et pour une autre partie de dispensaire et hôpital. Ce quartier a gardé tout son cachet ; il abrite dorénavant des musées et héberge des concerts et autres événements culturels.

D’abord région viticole, l’épidémie de phylloxéra au XIXe siècle pousse les habitants à chercher de nouvelles sources de revenus. Certains les chercheront dans les îles de l’Atlantique et en particulier à Cuba. Chassés lors de la libération de l’île, “los Cubanos” comme ils vont être surnommés alors, reviennent dans leur région d’origine riches de leur nouvelle fortune. Certains ont laissé leur trace sur le nouveau continent comme ce Catalan qui a créé le rhum Bacardi à Santiago de Cuba. Vous pouvez d’ailleurs trouver bien des références à ce passé dans les rues de la vieille ville. Plusieurs lieux portent des noms évocateurs : Islas de Cuba, Matanzas, Pinar del Rio… mais aussi des azulleros (céramiques) représentant l’île de Cuba. Los cubanos vont alors se faire construire un ensemble de résidences qui font maintenant le charme de cette station balnéaire. Ces résidences reprennent les éléments architecturaux cubains de l’époque (vitraux multicolores, persiennes, style colonial…).

A la même époque, Sitges est devenue un centre artistique majeur sous l’influence des luministes, les premiers peintres ayant bénéficié des évolutions techniques permettant de peindre en extérieur. La fabuleuse lumière orangée baignant la ville le soir leur a fourni un thème de prédilection. Le plus influent de ces peintres a sans doute été Santiago Rusinol qui, en 1891, a découvert une nouvelle manière de faire vivre son art. L’École de SitgesSitges accueille ce qu’il sera convenu d’appeler la première fête moderniste au sein de la mairie. Ce rassemblement accueillit dés sa 2e édition des artistes belges et continua par la suite jusqu’à la cinquième et dernière édition. rassemblait à cette époque Joan Roig, Arcadi Mas i Fondevila ainsi que Joaquim de Miro et Joam Batlle Arnell. Dès 1892, sous l’impulsion de Rusinol,


Dans les années 1960, avec l’ouverture de l’Espagne au tourisme, Sitges va devenir la parente continentale d’Ibiza. L’installation du Pacha et le développement d’une communauté hippie vont contribuer à l’ouverture de la ville sur l’Europe. Avec la fin du franquisme et l’adhésion de l’Espagne à l’Europe, Sitges va acquérir ses lettres de noblesse en tant que station balnéaire, mais ce sont les Jeux Olympiques qui vont lui apporter le désenclavement total. Jusque-là surtout connue des Barcelonais et de quelques Européens bien renseignés, la ville va se faire connaître au-delà des frontières.


Devenue entre-temps capitale gay, souvent comparée au San Francisco de la Méditerrannée, la ville héberge plus de 100 000 habitants pendant la période estivale. L’ouverture d’esprit en fait un lieu de rencontres où se croisent intellectuels, hippies sur le retour et artistes divers. Car Sitges est devenue cosmopolite. Aux riches familles barcelonaises viennent s’ajouter les gays de toute l’Europe, quelques congressistes (un palais des congrès a été édifié dans les années 90) et beaucoup de touristes.

À ceux que la foule effraie, la ville retrouve tout son calme à l’automne et au printemps. Elle se veut alors accueillante et calme, reprenant vie le week-end avec la venue des Barcelonais. Tout le monde se croise toute la journée sur le chemin de la plage et, la nuit tombée, entre restaurants, bars et boîtes de nuit autour du centre vital qu’est la “rue du Péché”. C’est le Sitges des cartes postales de toutes les couleurs, très libérée, insomniaque et cosmopolite.

Dorénavant, Sitges se veut une capitale culturelle. Le Festival international du film de Catalogne, consacré aux films fantastiques, devient chaque année plus incontournable et vient compléter les fêtes religieuses et profanes tout au long de l’année : “Fiesta Dios”, carnaval, rallye de vieilles voitures et fête des fleurs jalonnent l’année attirant un public varié.

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location sitges 12/05/2011 08:45


vraiment super cette petite ville de catalogne